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Né en 1966, Yann Marussich est un personnage à part dans le domaine de la performance et de la danse contemporaine. Écorché, déroutant, provocant, authentique, il nous livre des performances dont on ne ressort pas tout à fait indemne.

Danseur de formation, Yann Marussich évolue dans plusieurs ballets et compagnies françaises entre 1983 et 1988 (Ballet Ludécher; Compagnie Vocalise Danse Théâtre; Compagnie Dominique Petit). En parallèle, il s'intéresse à une autre philosophie du corps: les arts martiaux. En 1989, il gagne la coupe de France de Viet Vo Dao, art martial vietnamien. La même année, il participe à la création de la compagnie Vertical Danse, qui sera dirigée par Noemi Lapzeson.

Dès 1989, il signe ses propres pièces et débute une carrière internationale en tant que danseur et chorégraphe. De 1993 à 2000, il évolue parallèlement dans le domaine de la programmation artistique en tant que directeur du Théâtre de l'Usine (Genève), où il programme de la danse contemporaine et plus spécifiquement, des nouvelles formes d'expression. Il fonde également l'ADC-Studio (Maison des Arts du Grütli, Genève) en 1993 et assure sa programmation artistique de 1993 à 1998.

Depuis 2000, Yann Marussich se consacre exclusivement à la performance. En 2001, il signe "Bleu provisoire", sa première pièce totalement immobile. Dès lors, il se concentre sur l'introspection et la maîtrise de l'immobilité tout en confrontant son corps à diverses sollicitations, voire agressions, dans le cadre de ses performances: "Autoportrait dans une fourmilière" (2003); "Morsures" (2004); "Traversée" (2004); "Blessure" (2005); "Soif" (2005); "Verre de nuit" (2006); "Nuit de verre" (2007); "Bleu Remix" (2007); "Ex-pression" (2009); "Bain Brisé" (2010); "L'oeuf et le serpent" (2011); "L'Arbre aux clous" (2011); "Glassed" (2011); "Hyphos"(2012); "Crash" (2012); "Rideau!" (2014); "Blanc et la Chaise" (2015); "Agokwa" (2016); "Frictions 1,2,3" (2016); "Impression corps" (2018) et bien d'autres encore.

Il reçoit, en 2008, le prix Ars Electronica dans la catégorie Hybrid Art avec la performance "Bleu Remix".
Pour la saison 2010 - 2011, il est associé au Théâtre du Grütli.

En novembre 2017, Yann Marussich présente "12 minutes et 34 secondes pour battre la brèche" au Théâtre du Galpon. Cette performance marque le début de son cycle de travail autour du béton, dans lequel s'inscrivent également "Le Festin du béton" (présenté en décembre 2017 à la Gravière, Genève), "El Cubo" (créé en 2019 dans le cadre d'une résidence à Montevideo, Uruguay) et "Le toucher" (2020, Grütli, Genève). A cette occasion, l'artiste se coule littéralement dans du béton. En parallèle, Yann Marussich développe également "L'Homme-Béton", qui est un projet transversal: performances, vidéos-performances, écriture, dessins.

En décembre 2019, il reçoit le prix de résidence artistique du CERN Collide Genève. Cette résidence lui offre trois mois de travail au CERN pendant l’année 2020 pour approfondir sa recherche artistique.

Artiste pluriel, Yann Marussich se dédie également à l’écriture et au dessin. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : « la chambre du visage » (1998), « Lunes indiennes » (2010), « Notes d’inemploi (de la performance) » (2012), « Experience of immobility » (2015), « Le festin du béton » (2017), « Poèmes passés à la bétonneuse » (2018), « Le sceptre de l’homme-béton est une pelle à neige rouge à moitié rouillée » (2019). En parallèle à ses activités de création, Yann Marussich anime régulièrement des workshops et des conférences. Il est notamment invité, en février 2017, à Namur, pour tenir un Ted Talk sur l'immobilité.

Depuis 2011, Yann Marussich est conventionné par le Département de la culture et le Fonds d'Art Contemporain (FMAC) de la Ville de Genève.



- cv yann marussich (.pdf) -